CR de la séance du 27 Mars 2018 : LE SENTIMENT DE SOI, histoire de la perception du corps XVIe-XXe siècle, de Georges Vigarello

CR de la séance du 27 Mars 2018 : LE SENTIMENT DE SOI, histoire de la perception du corps XVIe-XXe siècle, de Georges Vigarello

UPA – Atelier Regards croisés du 27 mars 2018

 

LE SENTIMENT DE SOI, histoire de la perception du corps XVIe-XXe siècle,

de Georges Vigarello, Seuil, Histoire, 2016 pour la présente édition qui comporte un ajout « La sensibilité contemporaine »

 

  • Pages 1 à 4 : présentation par Anouk Bartolini, suivie de trois textes annexes.
  • Page 5 : compte-rendu de l’atelier .

 

Georges Vigarello, né en 1941, est diplômé d’EPS (1963) et agrégé de philosophie (1969). Sa thèse de 1977 portait comme titre Le corps redressé, culture et pédagogie. Ses travaux postérieurs vont continuer à mettre le corps au centre de ses préoccupations. Il insère l’étude du corps dans une dynamique d’évolution historique, en se fixant comme objectif de montrer que la relation au corps (pratiques sportives, soins, violences, sensibilité à l’organique) témoigne des transformations culturelles à l’œuvre dans les sociétés. Quelques titres : Le Propre et le Sale : L’hygiène du corps depuis le Moyen Âge ; Histoire du viol : XVIe – XXe siècles ; Histoire de la beauté ; Les Métamorphoses du gras : histoire de l’obésité du Moyen Âge au XXe siècle ; La Robe. Une histoire culturelle – Du Moyen Âge à aujourd’hui. Il a aussi participé à des ouvrages collectifs avec Alain Corbin et JJ. Courtine: Histoire du corps, Histoire de la virilité, Histoire des émotions.

 

L’auteur mène une enquête historique qui se veut « empirique », dont l’enjeu est affirmé comme « modeste ». Enquête qui mêle informations médicales, extraits littéraires, philosophiques, journaux intimes…dont le sous-titre « histoire de la perception du corps » annonce un champ d’investigation situé du XVIe au XXe siècle, mais qui se penche de façon plus approfondie sur les XVIIIe et XIXe siècles.

 

Quel est le projet de l’historien s’adressant au grand public (projet explicité dans l’introduction et la conclusion)? C’est faire comprendre à l’individu contemporain que l’importance qu’il accorde à son corps en tant qu’espace physique et psychique, le lien opéré entre l’organique et le psychologique ont des racines lointaines (le XVIIIe siècle) et sont en relation avec l’affaiblissement de la croyance en Dieu et à l’immortalité de l’âme. Vigarello fait la genèse du sujet corporel moderne. À l’illusion que « le corps est l’invention de notre génération », comme l ’écrit le romancier Daniel Pennac, l’historien répond en rétablissant l’ordre chronologique du développement de l’expérience moderne du corps qui est aussi expérience de la subjectivité.

 

Dans Le sentiment de soi, Vigarello choisit comme point d’ancrage, un moment décisif dans l’histoire du corps et de la sensibilité : celui où l’âme en tant que substance métaphysique, immatérielle, lieu des facultés intellectuelles perd sa fonction. Au « je pense donc je suis » de Descartes, se substitue le « je sens donc je suis » ou « je suis un peloton de points sensibles » selon la formule de Diderot. Autrement dit, le sentiment d’identité (je suis) n’est plus circonscrit à la pensée et donc à l’âme, mais est en lien avec la vie sensorielle, émotive, et nerveuse. La séparation traditionnelle et dualiste âme/corps visualisait le corps comme une forteresse enveloppant l’âme, siège de l’intériorité et de la pensée : le corps et ses cinq sens ne pouvait qu’appréhender l’extériorité du monde et non l’intériorité.

 

C’est cette conception qui est remise en question dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Tous les philosophes de ce siècle accordent un rôle primordial aux sens et au sensible (Voltaire avec son personnage Micromégas qui possède 72 sens, Rousseau dans Les Rêveries avec le sentiment d’existence, Hume et la tradition empiriste, voir texte annexe), mais les penseurs matérialistes comme Diderot s’opposent plus radicalement au dualisme.

Pour eux, c’est la réalité sensorielle la plus incarnée, notre réalité première qui donne accès à une conscience intime de soi. Pour résumer, ce n’est plus l’âme mais le corps qui devient « fondement de soi ».

 

Vigarello distingue différents moments : dans Le Rêve de D’Alembert (1769), dialogue imaginaire entre trois amis bien réels de Diderot, le philosophe invente le terme « soi », il fait d’un pronom réfléchi un substantif qui va remplacer le mot « âme »(1). C’est plus qu’un artifice sémantique : pour Diderot, c’est « l’origine du réseau sensible », l’ensemble des sensations, émotions, mémorisées dans le corps et qui tissent l’histoire d’une vie. Diderot parle d’un sens interne qui assurerait la connexion entre les différents messages sensibles (l’expression « sixième sens » a été créée par Buffon dans un article de l’Encyclopédie). Diderot soutient aussi que chaque organe a des sensations et une volonté.

 

Malheureusement, l’analyse de l’ouvrage de Diderot par Vigarello comporte des contresens et des lacunes. J’ai relu « Le rêve de D’Alembert » dans l’édition Garnier-Flammarion avec la préface de Colas Duflo, spécialiste du XVIIIe siècle. On peut noter que les phrases attribuées à d’Alembert sont en réalité prononcées par un autre personnage, Julie de Lespinasse, ce qui en modifie le sens. Le texte est interprété comme un rêve romantique, à la Nerval, avec la présence de métamorphoses corporelles un peu délirantes. Or, il s’agit d’un ouvrage militant : nourri de la connaissance scientifique de son temps, Diderot veut faire la démonstration philosophique qu’il n’y a qu’une substance : la matière. En cela, il est subversif et bien différent de Rousseau qui croit en une volonté divine et une âme immortelle.

Les transformations corporelles évoquées sont celles de molécules pouvant devenir pierre, animal, humain. La démonstration consiste à faire de la sensibilité une propriété de la matière et de la pensée le résultat de la sensibilité. Le point central situé dans les méninges est la mémoire où sont localisées la sensibilité et la conscience de soi.

 

Malgré ces critiques, l’importance que donne Vigarello à la mutation opérée par la sensibilité au XVIIIe siècle semble judicieuse, comme est judicieux le titre donné à la première partie « une découverte d’être » : c.a.d. la sensation comme fondement de l’identité, de la conscience de soi. Il est à noter que pour décrire ce basculement de l’âme vers le corps comme fondement de l’identité, Vigarello s’appuie sur des textes des philosophes en rupture avec la tradition chrétienne, alors que Michel Foucault, faisant ce constat, 30 ans auparavant, dans « La Volonté de savoir », attribue ce changement de paradigme à la montée en puissance de la bourgeoisie qui va considérer son corps comme un trésor à entretenir et à transmette en bon état. (cf. texte en annexe).

 

Vigarello s’intéresse ensuite à la façon dont le siècle suivant va s’emparer des sensations organiques pour en faire un lieu d’élucidation, de compréhension de l’individu « une découverte de savoir » (période d’intérêt intense pour les manifestations pathologiques du corps et ses solutions médicales : journaux intimes de la maladie tenus par des patients nerveux, voire hypocondriaques, exploration des sensations provoquées par la drogue, le rêve, les états proches de la folie appelée « aliénation mentale » dans les dictionnaires de médecine de 1820, ces états d’étrangeté à soi-même dont nous avons parlé l’an dernier à propos du thème « L’étrange et l’étranger » et qui sont à relier avec un sentiment de perte de l’identité…). Le « soi » inventé par Diderot glisse imperceptiblement vers le « moi », sous l’effet de l’individualisation, exigence qui se manifeste pendant la période post-révolutionnaire.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, naît la psychologie et notamment la psychologie de l’enfant qui accorde une place de choix à cette « sensibilité générale, mettant en place descriptions précises et classification de ces « sensations et émotions organiques ». C’est une période où la médecine, la psychologie et la littérature s’intéresse aux tempéraments nerveux, neurasthéniques qui reçoivent de plein fouet des sensations intensifiées par la modification de l’espace et du temps (industrialisation, urbanisation, vitesse). La littérature porte son attention à tous les contextes où s’exprime la sensorialité (Huysmans, Zola et surtout Proust : voir en annexe le texte du début de « À la recherche du temps perdu », où le narrateur attribue à différentes parties du corps la possibilité d’une mémoire). Le corps semble agir comme un « alter ego », indépendant de son auteur. Vigarello cite comme exemple extrême « La Métamorphose » de Kafka où le corps de l’insecte échappe à la volonté du « moi » (thèmes du corps étranger à soi-même, du dédoublement).

 

Bientôt à la sensation s’ajoute l’idée d’une représentation du corps, d’une image mentale qui redouble le corps sensible, puis d’un schéma corporel. Le corps est désormais pensé sous le mode du psychique. Le moment-clé à la fin du siècle est le traitement des hystériques avec Charcot, puis Freud. Leur hypothèse : les symptômes physiques ne sont pas en lien avec une lésion anatomique mais avec un traumatisme refoulé. Et pour Freud, ce traumatisme a une origine sexuelle et ne peut être traité que par la reviviscence du souvenir (en mobilisant sensations et émotions vécues lors de l’événement traumatique) et libéré par une « opération de langage ». Freud veut agir sur l’esprit pour libérer le corps. Mais, à la même période, se développent des pratiques qui, à partir d’un dialogue avec le corps, veulent libérer l’esprit : démarches recherchant la détente, la relaxation, à l’origine d’une nouvelle forme de danse, libérée de l’appareillage classique, privilégiant la sensation sur le geste, celle d’Isadora Duncan, pratique réservée à la classe privilégiée, celle qui a des loisirs. Inversement, dans les classes sociales condamnées au « struggle for life », préoccupées par l’ascension sociale, s’impose le désir de dominer le corps par la volonté. L’exercice physique devient alors l’un des principaux moteurs de la transformation de soi. Cette nouvelle culture du corps, Vigarello l’appelle « une découverte de l’action ».

 

Dans le chapitre ajouté dans l’édition de 2016 « La sensibilité contemporaine », l’auteur insiste sur la valeur toujours plus corporelle du sentiment de soi et sur les manifestations du corps en tant que révélateur du psychisme : ainsi de nouveaux types d’atteinte, de traumas ont induit de multiples méthodes, types d’écoute et thérapies accompagnés d’une théorisation de plus en plus approfondie. Le sujet du XXIe siècle peut dire, comme Merleau-Ponty : « Je suis corps ».

 

  1. « C’est la mémoire de toutes ces impressions successives qui fait pour chaque animal l’histoire de sa vie et de son « soi ». Diderot a été précédé par les philosophes empiristes qui considèrent que la connaissance est dérivée de l’expérience et des sens et ont une orientation anti-métaphysique (ainsi David HUME, penseur des Lumières écossaises qui introduit la méthode expérimentale de Newton dans sa philosophie).

Il faut noter que Vigarello ne pose pas la différence entre le « soi » et le « moi ». On peut se référer à Paul Audi (France-culture « Les chemins de la philosophie » 17/11/2017) : le « moi » a conscience de lui-même et chez Descartes, le moi ne peut être conçu que par le « je » qui pense indépendamment du corps. Le « soi » préexiste à cette prise de conscience. Il s’appréhende par une forme d’immédiateté, loin de tout dualisme et, bien sûr, investit le corps et est inséparable de lui.

 

TEXTES ANNEXES :

  • David HUME :

« Pour ma part, quand je pénètre au plus intime de ce que j’appelle moi, je tombe toujours sur telle ou telle perception particulière, de chaud ou de froid, de lumière ou d’ombre, d’amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. À aucun moment je ne puis me saisir moi sans saisir une perception, ni ne puis observer autre chose que la dite perception. Quand pour un temps je n’ai plus de perceptions, dans un profond sommeil par exemple, je cesse d’avoir conscience de moi-même pendant ce temps ; et on peut dire vraiment que je n’existe pas. Et si j’étais privé par la mort de toute perception et que je ne pusse ni penser ni sentir, ni voir, ni aimer, ni haïr après la dissolution de mon corps, alors je serais entièrement réduit à rien et je ne vois pas ce qu’il faudrait de plus pour faire de moi un parfait néant. […][J’]ose affirmer du reste des hommes qu’ils ne sont rien d’autre qu’un faisceau ou une collection de différentes perceptions qui se succèdent les unes les autres avec une inconcevable rapidité et qui sont dans un perpétuel flux et mouvement. » (Traité de la nature humaine, I, IV, VI, §§1-6 1739)

 

  • Michel FOUCAULT : « La bourgeoisie a subordonné son âme au sexe,

prétendant que c’est lui qui en constituait l’élément le plus secret et le plus déterminant. N’imaginons pas la bourgeoisie se châtrant symboliquement…Il faut plutôt la voir s’employer, à partir du milieu du XVIIIe siècle, à se donner une sexualité et à se constituer à partir d’elle un corps spécifique, un corps « de classe » avec une santé, une hygiène, une descendance, une race…Il faut sans doute admettre qu’une des formes primordiales de la conscience de classe, c’est l’affirmation du corps ; du moins ce fut le cas de la bourgeoisie au cours du XVIIIe siècle » (La volonté de savoir 1976).

 

  • Marcel PROUST : Le narrateur s’éveille au milieu de la nuit, dans un état

intermédiaire entre la veille et le sommeil. Un critique ironique disait : « Il met trente pages à se réveiller »

«  … et quand je m’éveillais au milieu de la nuit, comme j’ignorais où je me trouvais, je ne savais même pas au premier instant qui j’étais ; j’avais seulement dans sa simplicité première le sentiment de l’existence comme il peut frémir au fond d’un animal ; j’étais plus dénué que l’homme des cavernes ; mais alors le souvenir — non encore du lieu ou j’étais, mais de quelques-uns de ceux que j’avais habités et où j’aurais pu être — venait à moi comme un secours d’en haut pour me tirer du néant d’où je n’aurais pu sortir tout seul ; je passais en une seconde par-dessus des siècles de civilisation, et l’image confusément entrevue de lampes à pétrole, puis de chemises à col rabattu, recomposaient peu à peu les traits originaux de mon moi…

Mon corps, trop engourdi pour remuer, cherchait, d’après la forme de sa fatigue, à repérer la position de ses membres pour en induire la direction du mur, la place des meubles, pour reconstruire et nommer la demeure où il se trouvait. Sa mémoire, la mémoire de ses côtes, de ses genoux, de ses épaules, lui présentait successivement plusieurs des chambres où il avait dormi, tandis qu’autour de lui les murs invisibles, changeant de place selon la forme de la pièce imaginée, tourbillonnaient dans les ténèbres. » (Du côté de chez Swann)

 

Le narrateur adulte de « La Recherche » tente de reconstituer son identité par la mémoire involontaire, celle qui fait surgir les souvenirs enfouis par la grâce d’une sensation et non par la raison et la volonté. Ce n’est pas l’intelligence qui sait, c’est le corps, alors que le sujet n’a pas encore mis de mots sur la sensation.

Compte-rendu de l’atelier du 27 mars 2018

 

Moins critiques qu’Anouk (voir présentation ci-dessus), les 17 présents – dont plusieurs n’étaient pas arrivés au bout des 255 pages de l’essai – ont déclaré s’être ennuyés en lisant Vigarello. Trop de prérequis, trop de citations souvent imprécises, manque de rigueur et de clarté. Vigarello produit chaque année plusieurs ouvrages, on peut parler d’un véritable “système Vigarello”, mettant à contribution des travaux d’étudiants souvent mal relus et mal mis en cohérence.

Reste un ouvrage riche et documenté, offrant une construction intéressante et définissant quelques grandes étapes du passage d’un “avant les Lumières” où le corps n’était que l’enveloppe et la prison de l’âme, à la construction progressive du sentiment de soi, du “je pense donc je suis” au “je sens donc je suis”. On est donc en présence d’une suite intéressante à “Une Histoire du corps au Moyen-Âge” de Le Goff & Truong, qui était l’objet de notre précédent atelier.

 

Mais un ouvrage ayant l’ambition d’embrasser une période aussi large (XVIème -XXème siècle !) comporte forcément quelques lacunes. Diderot est maltraité, et sa magnifique “Lettre sur les aveugles” passée sous silence (alors que les travaux de Duchenne de Boulogne sur les malades incapables de se déplacer dans l’obscurité sont abondamment commentés) ; Spinoza n’est même pas mentionné (un comble pour un agrégé de philo !) ; la littérature allemande (Goethe, Hoffmann, etc.), ainsi que les hygiénistes d’outre-Rhin, sont totalement ignorés, et Nietzsche ne bénéficie que de deux allusions très incomplètes – le célèbre « Je suis corps et rien d’autre » de Zarathoustra est omis ! –  ; rien sur un auteur majeur tel que Fernando Pessoa, dont le rapport au corps est central (voir entre autres “Le Livre de l’inquiétude”), alors que l’onanisme de Daniel Pennac (“Journal d’un corps”) est longuement cité.

C’est dans les chapitres consacrés au “triomphe du faire” – objets, meubles, loisirs, sports, tourisme – que Vigarello est le plus convaincant, reprenant les thèses développées avec Alain Corbin sur le développement du corps comme marqueur social, se rapprochant ainsi de la notion de “corps de classe” chère à Michel Foucault. Mentionnons aussi les paragraphes consacrés au chant ( François Delsarte) et à la danse (Isadora Duncan).

 

Enfin le chapitre consacré à “La sensibilité contemporaine”, ajouté à la deuxième édition, semble orienté vers les troubles psychiques (ou plutôt “psycho-somatiques”), et néglige les aspects socio-économiques : peu de choses sur la marchandisation du corps, caractéristique de nos sociétés où le sport n’est plus qu’un business, où la pornographie est omniprésente et où la publicité fait du corps un simple argument de vente. Volonté d’éviter les sujets qui fâchent ?

 

Le débat s’est alors orienté vers les médecines douces et orientales : cure ayurvédique, médecine chinoise ou indienne. Thérapies efficaces ou recherche de spiritualité en réaction au matérialisme consumériste de nos sociétés marchandes ? Effet placebo ou art millénaire ? Ces techniques ne sont-elles pas utilisées par le néo-libéralisme pour nous faire accepter compétition, stress et risques de burn-out ?

 

François Riether

 

Prochain atelier, le dernier consacré au corps, mardi 15 mai, 16h30, à la BU :

“La volonté de savoir” de Michel Foucault (Tome 1 de “L’Histoire de la sexualité”), 1976,                             Gallimard-Tel, 211pages – 10,50 € ;

– “L’Amant de lady Chatterley” de D. H. Lawrence, 1928, Poche, 478 pages – 5,60 €

Les commentaires sont clos.