Qu’implique l’idée de changement (meta, =après, au-delà) de forme (morphé) ? Si la
transformation est complète et totale il y a un saut, une discontinuité, qui défie la rationalité :
puisque dans tout changement il y a la permanence d’un quelque chose qui ne change pas
et une causalité qui va d’un terme à l’autre (de la larve au papillon par ex.). Aussi, l’idée de
métamorphose semble relever du mythique ou du poétique. Si ces derniers ne sont pas de
simples fantaisies distrayante, récits merveilleux et affabulations, quelle portée ontils quant à
notre conception de l’être ?
Philippe Menge est Professeur de philosophie à la retraite. Il a enseigné dans les Lycées , Universités et au Collège International de Philosophie (Paris). Il a aussi participé à des colloques internationaux, centrés sur Deleuze et la philosophie contemporaine
BIBLIOGRAPHIE:
OVIDE, « LES MÉTAMORPHOSE »
SHAKESPEARE, « MACBETH »
W. F. OTTO, « LES DIEUX DE LA GRÈCE », TRAD. ÉD. PAYOT, 1984
NIETZSCHE : « NAISSANCE DE LA TRAGÉDIE »